- etiennehugonnet
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Aujourd’hui, au rucher nous assistons à un cours sur le varroa délivré par Didier ZANARDI, un des référents sanitaires au GDS de notre secteur. Nous étions une vingtaine d’adhérents à être inscrits et à suivre ses précieuses recommandations. Rapidement le mode de reproduction du parasite est expliqué suivi différentes méthodes pour réduire son impact au sein de la ruche. Il est rappelé aux apiculteurs de bien gérer ce prédateur dans leur rucher pour limiter son développement dans l’environnement. En effet même s’il vit dans le couvain principalement pour se reproduire, une fois sortie de la cellule, il vit sur l’abeille son hôte et peut se retrouver sur une fleur où il pourra s’accrocher sur une autre abeille. Ceci explique que son éradication est compliquée. C’est la deuxième année que nous appliquons la méthode d’encagement de la reine pendant 24 jours. Le temps que mettra la totalité du couvain à naître. Cette méthode libère les cellules des abeilles et du varroa dans les cadres. Le varroa est toujours présent sur les abeilles. A l’issue de cette période, nous traiterons la colonie pour réduire drastiquement le varroa phorétique. C’est un traitement à la fois mécanique (la cage de la reine) et médicamenteux. Les deux traitements associés renforcent son intérêt au sein de la colonie. Par petits groupe de 4 personnes, nous décidons d’encager les reines sur une partition préparée et installée la semaine dernière. Retrouver la reine n’est pas facile compte-tenu de la chaleur et pour certaines, nous devons la marquer. Visiblement en milieu de matinée, Jonathan demande notre aide car une reine a semble t’il pris un peu l’air. Nous venons à son secours et cherchons dans l’herbe. Thierry avec un œil averti découvre celle-ci sur le support de la ruche proche du sol. On la reconnait à sa couronne blanche. Je le félicite ! Délicatement je la prends et l’installe dans sa nouvelle cage. Tout le monde est rassuré ! Ce sont les aléas de l’apiculture. Nous avons arrêté le clippage des reines. Un intérêt peu recommandé au vu des risques viraux apportés par cette pratique. Alors la vigilance est redoublée pour conduire une ruche prudemment. La matinée se termine sur cette note positive. Un rafraîchissement est apporté par certains pour une belle convivialité !
M-José IRLES